À Fleurance (Gers), un gendarme fait du porte-à-porte dans le cadre des recherches entreprises pour retrouver la jeune Lyhanna dont le corps sera trouvé le 4 juin 2026 dans un silo. L’individu suspecté de l’enlèvement puis du viol et du meurtre de la fillette est notamment mis en cause dans une plainte pour viols sur mineur déposée en 2025, mais n’avait toujours pas été auditionné par les gendarmes au moment de ce drame.
AFP
Comme les magistrats, les gendarmes et les policiers, chargés de missions de police judiciaire, sont en sous-effectif, submergés de dossiers et peinent à hiérarchiser les priorités.
Rassemblement organisé devant le palais de justice de Marseille, le 8 juin 2026, en hommage à Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte le 4 juin à Puycasquier, dans le Gers. L’homme suspecté d’être son meurtrier était visé par plusieurs plaintes pour viols sur mineures.
Thibaud Moritz/AFP
Laurent Willemez, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Une partie de la classe politique accuse la justice de défaillance après le meurtre de la jeune Lyhanna. Quelle est la situation de l’institution judiciaire ? Quelles réponses apporter ?
Une affiche signalant la disparition de Lyhanna, écolière de 11 ans, dans le Gers, le 1er juin 2026. Après une semaine de recherches, un corps découvert par les gendarmes a été identifié comme étant celui de la fillette. L'homme soupçonné d'être l'auteur du meurtre avait déjà fait l’objet de trois plaintes pour viols sur mineures.
Matthieu Rondel / AFP
Après le meurtre de Lyhanna, et la mise en cause d’un homme visé par plusieurs plaintes pour viols, la classe politique dénonce des dysfonctionnements de la justice.