L’ampleur des frappes, qui sont loin de ne cibler que les responsables de la dictature iranienne, invite à s’interroger sur les véritables buts de guerre de Washington et Tel-Aviv.
Deux militaires finlandais disposent des mines antipersonnel dans une forêt lors d’une journée ouverte aux médias organisée par la brigade de Kainuu, une unité de l’armée finlandaise basée à Kajaani, en Finlande, le 3 février 2026. La Finlande a décidé d’utiliser cette arme pour sécuriser sa frontière avec la Russie. Pour cela, Helsinki a dû quitter le traité prohibant les mines antipersonnel.
Alessandro Rampazzo/AFP
La peur d’une guerre nucléaire totale a longtemps dominé les analyses stratégiques. Mais un autre scénario se dessine : une guerre mondiale « sous le seuil », sans recours immédiat à l’arme nucléaire.
Le porte-avions Charles-de-Gaulle – ici en mer Ionienne, le 17 mars 2022, accompagné de plusieurs hélicoptères –, est arrivé en Méditerranée orientale le 6 mars dernier.
Wikipedia
Christophe Richer, Université de Bordeaux; Université Paris-Panthéon-Assas
Le déploiement français répond à des accords de défense précis, et toute action militaire devra correspondre au cadre fixé par une récente résolution de l’ONU.
Cette photographie officielle de la Maison-Blanche montre Donald Trump supervisant les étapes de l’opération « Epic Fury » contre l’Iran, depuis Mar-a-Lago, en Floride. Une imagerie soigneusement pensée pour illustrer le fait que le président, homme d’action (il ne porte pas de cravate et a devant lui deux téléphones par lesquels il envoie ses ordres), est seul décideur et comme illuminé par une force intérieure qui atteste qu’il a été élu par la Providence.
Daniel Torok/The White House/AFP
La communication de Donald Trump, spécialement depuis le début de la guerre contre l’Iran, reprend à son compte plusieurs mythes essentiels de la psyché états-unienne.
Le 12 mars 2026, à New York, les représentants des pays permanents et non permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, rassemblés autour de l’ambassadeur des États-Unis et président en exercice du Conseil, Mike Waltz (cravate rouge), votent lors d’une réunion visant à examiner des sanctions contre l’Iran à la suite de la résolution adoptée la veille par l’ONU, qui condamne les attaques de l’Iran contre plusieurs pays voisins.
Spencer Platt/Getty Images/AFP
Une nouvelle fois, l’ONU et l’UE ne se font guère entendre dans une crise majeure. Le multilatéralisme n’est pas mort, mais il est très mal en point…
Dans cette station-service de Rohoznik, près de Bratislava, en Slovaquie, les clients sont invités par voie d’affiche à limiter leurs achats de carburant à moins de 50 litres, le 16 mars 2026. Certaines stations-service du pays ont commencé à restreindre les achats de carburant à la suite d’une forte hausse de la demande, les automobilistes se mettant de plus en plus à remplir des bidons pour constituer des réserves face à la flambée des prix.
Joe Klamar/AFP
Le prix du pétrole a nettement augmenté depuis le début de la crise dans le golfe Persique. Même si elle a diversifié ses fournisseurs d’énergie, l’Europe demeure très vulnérable.
Ces Iraniens prient pour le retour de la pluie, au sanctuaire de Saleh, à Téhéran, le 14 novembre 2025. Les pénuries d’eau, déjà sensibles dans tout le pays avant le début de la guerre, risquent de s’aggraver dramatiquement à court terme.
Stringer/AFP
En Iran, des techniques anciennes ont longtemps permis de surmonter la rareté de l’eau. Mais l’urbanisation, l’industrialisation, la surexploitation des nappes phréatiques et la corruption ont provoqué une grave crise hydrique, aggravée par la guerre.
Une photo diffusée par la chaîne de télévision d’État Islamic Republic of Iran Broadcasting News (IRIBNEWS), le 2 mars 2026, montre Alireza Arafi, juriste membre du Conseil des gardiens, lors de la deuxième réunion du Conseil de direction provisoire, à laquelle ont assisté le président iranien et le chef du pouvoir judiciaire, à Téhéran.
AFP
À la faveur de la guerre déclenchée le 28 février, les Gardiens de la révolution ont encore raffermi leur emprise sur un régime qui tient bon malgré l’élimination de plusieurs personnalités de premier plan.
Donald Trump pendant l’imposition des mains des pasteurs protestants réunis dans le bureau Ovale afin de prier avec lui, le 5 mars 2026.
Capture d’écran Youtube
Pour justifier l’intervention en Iran, ses partisans convoquent ouvertement un argumentaire fondé sur une lecture millénariste de la Bible. Mais tous les chrétiens ne partagent pas cette vision des choses.
La frégate iranienne IRIS Dena (ici en mars 2024) a été torpillée près du Sri Lanka. Sur les 130 marins qui se seraient trouvés à bord au moment de l'attaque, seuls 32 ont survécu.
Iranian Army Office/AFP
Le torpillage de l’IRIS Dena par un sous-marin américain pose notamment une question juridique : comment le droit international encadre-t-il les combats et les secours en mer ?
Une colonne de fumée noire s’élève d’un incendie qui fait rage près des dépôts de carburant du port de Fujaïrah, dans l’émirat du même nom, le 4 mars 2026. Les frappes iraniennes contre ses voisins du Golfe depuis le 28 février, à la suite de l’attaque américano-israélienne, ont contraint les Émirats arabes unis à fermer leur espace aérien.
Fadel Senna/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
L’objectif de l’Iran est d’inciter l’opinion publique américaine et les monarchies du Golfe à faire pression sur Donald Trump afin de le convaincre de mettre fin aux hostilités.
Les premiers ministres des pays du groupe de Visegrad réunis à Prague en 2024 : de gauche à droite, le Slovaque Robert Fico, le Polonais Donald Tusk, le Tchèque Piotr Fiala et le Hongrois Viktor Orban (Fiala n’est plus aux affaires depuis les législatives de décembre 2025 ; il a été remplacé par Andrej Babis). Les quatre pays cherchent à afficher leur unité, mais celle-ci est mise à mal par des postures différentes sur la guerre en Ukraine, Fico et Orban se montrant très critiques vis-à-vis de la ligne générale de l’UE sur ce dossier.
Michal Cizek/AFP
Les différentes réactions des quatre pays du groupe de Visegrad à la guerre en Iran mettent en évidence des divergences en matière d’intérêts et d’alignement géopolitique.
Bombardements sur Téhéran, le 1er mars 2026. Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran le 28 février, tuant le Guide suprême Ali Khamenei et les principaux chefs militaires.
Atta Kenare/AFP
Les frappes états-uniennes et israéliennes sur l’Iran mettront-elles à bas le régime des mollahs ? L’histoire des guerres modernes montre que la destruction matérielle ne se convertit pas toujours en bascule politique.
Une frappe aérienne à Téhéran, le 1er mars 2026. Israël et les États-Unis ont lancé des opérations militaires qui vise trois cibles : les bases militaires, les défenses aériennes et les sites de missiles stratégiques, ainsi que les dirigeants.
(AP Photo/Vahid Salemi)
Frappes régionales, détroit d’Ormuz sous tension, mobilisation des alliés : face aux attaques américano-israéliennes, l’Iran élargit le conflit pour rappeler sa capacité de nuisance.
Fresque murale du mur extérieur de l’ancienne ambassade des États-Unis à Téhéran, représentant le face-à-face qui oppose Washington et la République islamique, le 8 mars 2025.
Atta Kenare/AFP
La question n’est pas de savoir s’il faut négocier avec l’Iran sur son programme nucléaire, mais d’identifier la bonne approche pour que ces discussions aient des effets concrets et durables.
En matière de politique étrangère, le président actuel et son prédécesseur (ici pendant l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2025) ont globalement les mêmes priorités. Les différences résident dans le style et, surtout, dans les valeurs et dans la définition de ce que sont les alliés des États-Unis.
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Une comparaison entre les stratégies de sécurité de Biden (2022) et de Trump (2025) met en évidence des points communs plus nombreux qu’on le croit, mais aussi une distinction fondamentale.
Le missile balistique JL-1, premier missile chinois à pouvoir être lancé depuis un sous-marin, est présenté lors du défilé militaire marquant le 80e anniversaire de la victoire sur le Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale, sur la place Tiananmen à Pékin, le 3 septembre 2025.
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La Chine ne cesse de moderniser et de renforcer son armée, mais son manque d’expérience du combat laisse planer le doute sur ses capacités réelles en cas de guerre.
Un face-à-face de longue date, entre coopération et tension.
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Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Senior Researcher and Executive Director, Albert Hirschman Centre on Democracy, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)