Articles on Ahmed Hussein Al-Charaa (Abou Mohammed Al-Joulani)
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Sit-in silencieux, organisé à l’appel de la société civile, de chrétiens et de commerçants touchés par une décision officielle interdisant la vente de boissons alcoolisées sauf dans certains lieux spécifiques. Les manifestants exigent la fin de l’ingérence de l’État dans les libertés individuelles et de la division sectaire de la société ( Bab Touma, Damas, le 22 mars 2026).
Louai Beshara/AFP
Imad Khillo, Sciences Po Grenoble - Université Grenoble Alpes
À Damas, la consommation publique d’alcool est désormais interdite et sa vente, très limitée. Une décision qui, sans le dire, prend pour cible la minorité chrétienne.
Dans un café d’Alep, en juin 2025, pendant une intervention télévisée d’Ahmed Al-Charaa, ancien commandant du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC) et président de la Syrie depuis le 29 janvier de la même année.
Omar Haj Kadour/AFP
Léo Fourn, Institut de recherche pour le développement (IRD) and Laura Ruiz de Elvira, Institut de recherche pour le développement (IRD)
Certains sont restés vivre à l’étranger après avoir fui la Syrie, d’autres sont rentrés et tentent de jouer un rôle dans le nouveau pays : étude de cinq cas emblématiques.
Les forces gouvernementales syriennes empruntent une route pour entrer dans la ville à majorité kurde de Qamishli, le 3 février 2026.
Bakr Alkasem/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Les Kurdes de Syrie n’ont guère bénéficié de leur lutte acharnée contre Daech : le nouveau régime syrien est sur le point de totalement résorber leur autonomie, sans que les Occidentaux ne s’en émeuvent.
Ahmad al-Charaa salue le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammad ben Salmane, sous les yeux de Donald Trump, le 14 mai 2025 à Riyad. L’ancien paria, dont la tête a longtemps été mise à prix par les États-Unis, a rencontré au cours de l’année écoulée la majeure partie des dirigeants des puissances du Proche-Orient, mais aussi Trump et Poutine, et s’est exprimé à la tribune de l’ONU.
Bandar Al-Jaloud/Saudi Royal Palace/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Le nouveau président syrien a donné des gages aux puissances régionales et internationales. L’objectif premier est de s’assurer qu’elles lui laisseront les coudées franches dans sa politique très dure envers les minorités.
Célébrations du premier anniversaire de la chute du régime de Bachar Al-Assad à Damas, le 8 décembre 2025.
Louai Beshara/AFP
Léo Fourn, Institut de recherche pour le développement (IRD)
La société civile occupe désormais une place importante en Syrie, entre participation au gouvernement, action humanitaire et vigilance à l’égard du nouveau pouvoir.
Bina Diarra, porte-parole du JNIM, s’adresse en bambara aux Maliens dans une vidéo publiée en novembre 2025.
Capture d'écran X (anciennement Twitter)
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
En Syrie, les djihadistes de HTC ont pris le pouvoir après avoir focalisé leur lutte sur leur seul pays. Au Mali, les djihadistes du JNIM semblent s’inspirer de cet exemple.
Souweïda, 21 juillet 2025. Après le cessez-le-feu, ce combattant s’incline devant une stèle de fortune, drapée des couleurs du peuple druze, dressée en hommage au cheikh Marha Chahine (80 ans) qui figure parmi les victimes des affrontements.
Shadi Al-Dubaisi/AFP
Les affrontements entre druzes et bédouins survenus dans la province de Souweïda annoncent-ils une confessionnalisation des conflits dans la Syrie post-Assad ?
Des femmes manifestent contre la déclaration constitutionnelle récemment annoncée par le gouvernement intérimaire de la Syrie, dans la ville de Qamishly, dans le nord-est de la Syrie, le 15 mars 2025. La veille, l’administration de cette région dirigée par les Kurdes a critiqué ce texte en affirmant qu’il ne reflétait pas la diversité du pays. Le nouveau gouvernement se dit « inclusif », mais saura-t-il, et voudra-t-il, établir le cadre institutionnel nécessaire à l’instauration d’une société unie et pacifique ?
Delil Souleiman/AFP
La Syrie possède un président par intérim, un gouvernement de transition et même une « déclaration constitutionnelle », prélude à une nouvelle Loi fondamentale. Mais la plus grande prudence reste de mise.
Des représentants de la société civile syrienne réfléchissent à des stratégies pour s’assurer que leur pays ne retourne pas à l’autoritarisme, dans une scène inimaginable sous le régime du président Bachar al-Assad, dans la cour d’une maison traditionnelle du vieux Damas, le 6 janvier 2025. Depuis que les rebelles islamistes ont chassé le dirigeant historique le mois dernier, les espaces publics de la capitale syrienne sont animés par des réunions de la société civile qui étaient auparavant interdites. Les militants en exil sont revenus dans le pays pour la première fois depuis des années, ce qui a souvent donné lieu à des retrouvailles émouvantes avec des amis restés au pays pendant la guerre civile.
Louai Beshara/AFP
Trois mois après la chute de Bachar al-Assad, la société civile syrienne, y compris les anciens réfugiés revenus dans le pays, peine à jouer un rôle de premier plan dans la construction de la nouvelle Syrie.
Des femmes brandissent des photos de victimes de la récente vague de violence qui a visé la minorité alaouite de Syrie, lors d’une manifestation dans la ville de Qamishli (nord-est de la Syrie), le 11 mars 2025.
DelilSouleiman/AFP
Dans l’ouest de la Syrie, des milliers d’alaouites ont été massacrés, depuis début mars, par des forces du régime et des supplétifs. Un carnage qui n’est peut-être pas terminé.
Ahmed al-Charaa, longtemps mieux connu sous son nom de djihadiste Abou Mohammed al-Joulani (en costume noir, sous le drapeau syrien), rencontre des notables à Tartous le 25 janvier 2025.
Présidence syrienne/AFP
Pierre Firode, Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Respectivement leader religieux chiite et ancien chef djihadiste sunnite, l’Irakien Moqtada al-Sadr et le Syrien Ahmed al-Charaa puisent volontiers dans le registre du nationalisme arabe.
Le 8 décembre 2024, à Istanbul, des ressortissants syriens célèbrent la chute du régime de Bachar Al-Assad en brandissant un portrait du président turc Recep Tayyip Erdogan.
KemalAslan/AFP
La Turquie est présentée comme la grande gagnante de la chute de Bachar Al-Assad. Et pour cause : elle est désormais la principale alliée du nouveau pouvoir syrien.
Un homme piétine un portrait endommagé du président syrien déchu Bachar Al-Assad dans la ville portuaire de Lattaquié, dans l’ouest de la Syrie, le 15 décembre 2024.
Ozan Kose/AFP
Retour sur la chute rapide d’un régime à bout de souffle lâché par ses parrains étrangers.
Des hommes armés se tiennent sur le toit d'un bâtiment pour repousser les pillards du complexe de logements militaires de Najha, dans le sud-est de Damas, le 17 décembre 2024. Le nouveau pouvoir a déjà fort à faire à l'intérieur : il va donc devoir se montrer particulièrement diplomate face à ses voisins, qui sont tous plus puissants que lui sur le plan militaire.
Aris Messinis/AFP
Le nouveau régime de Damas doit ménager les intérêts divergents des puissances arabes (Arabie saoudite, Jordanie, Égypte) et de la Turquie, tout en évitant toute confrontation directe avec Israël.
Le 30 mai 2024, Bachar Al-Assad était à Téhéran, où il rencontrait le Guide suprême Ali Khamenei. Quelques mois plus tard, ce dernier a regardé sans s’engager les rebelles syriens renverser son allié de longue date.
KHAMENEI.IR/AFP
Le fameux « axe de la résistance » qui allait de l’Iran au Hezbollah en passant par l’Irak et la Syrie n’a été d’aucun secours à Bachar Al-Assad. Pour un ensemble de raisons très rationnelles.
Un homme prend un selfie avec sa famille, debout sur un char, à Damas le 9 décembre 2024.
Omar Haj Kaddour/AFP
La joie et le soulagement prédominent en Syrie après la fin de cinquante ans de tyrannie des Assad. Pour autant, la population sait que de nombreux défis l’attendent…
Ce portrait d’Al-Joulani sur fond de drapeau syrien, photographié à Lattaquié le 9 décembre 2024, illustre bien l’idéologie spécifique du chef du groupe islamiste HTS : son combat se veut national, limité à la seule Syrie.
Aaref Watad/AFP
Le djihadisme n’est pas monolithique. Plusieurs courants y coexistent. Analyse de l’idéologie du nouvel homme fort de Damas, qui se focalise sur des objectifs purement nationaux.
Des rebelles (véhicule de gauche) provenant de la direction d’Idlib et Alep passent devant un char abandonné par les forces du régime sur la route menant à la ville de Khan Sheikhun, dans le nord-ouest de la province syrienne d’Idlib, le 1er décembre 2024.
Omar Haj Kadour/AFP
Une coalition de rebelles a repris la deuxième plus grande ville de Syrie, Alep, ainsi que la cinquième, Hama, et entend poursuivre son effort vers le sud, direction Damas.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Maître de conférences de droit public à Sciences Po Grenoble / Université Grenoble Alpes. Chercheur au Centre d’études et de recherche sur la diplomatie, l’administration publique et le politique (CERDAP²). Codirecteur du séminaire de recherche « Construction nationale et religions en Méditerranée » au Collège des Bernardins., Sciences Po Grenoble - Université Grenoble Alpes
Sociologue, chargée de recherche à l'IRD (LPED/AMU), spécialiste des questions migratoires et des conflits au Moyen-Orient, Institut de recherche pour le développement (IRD)