Royaume‑Uni : cap sur le Brexit dur !
Après trois ans de tergiversations et de négociations infructueuses, l’horizon est en passe de se dégager au Royaume-Uni. Et c’est l’option d’un scénario dur qui émerge.
Après trois ans de tergiversations et de négociations infructueuses, l’horizon est en passe de se dégager au Royaume-Uni. Et c’est l’option d’un scénario dur qui émerge.
Andy Burnham veut rapprocher le Royaume-Uni de l’UE. Mais les obstacles politiques demeurent nombreux.
Contrairement à ce qui avait parfois été annoncé, le Brexit n’a pas incité les opinions publiques des 27 États membres de l’UE à réclamer un « Exit » de leur propre pays. Au contraire, même.
Le Brexit représente une épreuve d’Hercule pour la démocratie britannique, qui doit vivre avec la concurrence de deux souverainetés : celle du Parlement et celle du peuple.
À force d'être dans une situation de dérogation spéciale, le Royaume-Uni n'est en fait déjà plus complètement membre de l'Union. Ira-t-il jusqu'au bout en votant le « Brexit »?
Le Brexit n’entraîne ni effet domino ni déconstruction de l’UE. Les habituelles Cassandres de l’Europe devraient se focaliser sur le risque « d’orbanisation » de l’UE.
De facto, l’Europe est déjà « à l’anglaise ». Même en son absence, le Royaume-Uni risque fort d’occuper une chaise vide, celle de l’invité fantôme, et de continuer à influencer les politiques.
Plusieurs experts analysent les probables conséquences de la victoire écrasante de Boris Johnson aux législatives du 12 décembre dernier.
La perspective du Brexit soulève aujourd’hui des inquiétudes profondes sur la résistance et la durabilité de l’Accord de paix de 1998 mettant fin à 30 ans de guerre civile en Irlande du Nord.
La deuxième femme à la tête du 10, Downing Street de l’histoire britannique quitte son poste à l’heure où la sortie de l’UE complique les avancées en matière d’égalité des sexes.