Protestations lycéennes, gilets jaunes, ces mouvements qui défient l’ordre politique
Le mouvement lycéen et celui des gilets jaunes s’auto-organisent et ont de nouveaux modes d’action. Les autorités les perçoivent comme une menace à domestiquer.
Le mouvement lycéen et celui des gilets jaunes s’auto-organisent et ont de nouveaux modes d’action. Les autorités les perçoivent comme une menace à domestiquer.
Le conspirationnisme est-il une caractéristique à part entière de ce mouvement, ou le complotisme de quelques « gilets jaunes » est-il mis en avant par ses détracteurs pour le décrédibiliser ?
Qui et où sont les soutiens des « gilets jaunes » ? Résultats d’une enquête inédite auprès de 1 000 répondants représentatifs des dix plus grandes villes françaises.
Le mouvement va-t-il perdurer avec l’arrivée des beaux jours ? Est-il une organisation efficace ? Peut-il fonctionner sans leader ?
Représentants d’une France en colère, les « gilets jaunes » aspirent à refonder la démocratie par un meilleur contrôle des élus, davantage d’écoute et de participation des citoyens.
Une nouvelle analyse de données collectées fin 2018 permet de mieux comprendre quelle place les théories du complot ont prise chez les « gilets jaunes » ainsi que les motifs d’appartenance au mouvement.
Au-delà d’un manque de moyens, les lycéens dénoncent la pression d’un système toujours plus compétitif. Ce désir de « renverser la table » révèle l’urgence de repenser le dialogue démocratique.
Le soutien aux « gilets jaunes » et son anticapitalisme ne signifient nullement une appétence pour la gauche radicale. Bien au contraire.
Électoralement, tout se passe comme si le mouvement des « gilets jaunes » n’avait jamais eu lieu : il est impossible d’en trouver une trace dans les résultats du scrutin de dimanche.
Entre observation participante et paroles de « gilets jaunes » de la région lyonnaise, retour sur ce qui a changé dans le quotidien des acteurs impliqués.