Le personnage de Portia dans la série satirique The White Lotus est l’incarnation de la Génération Z. Assistante d’une héritière égocentrique, elle personnifie à la fois les forces et les défauts de la jeune génération : perpétuellement connectée au monde numérique, débordante d’intelligence et pleine de potentiel inexploité.
Si le comportement parfois odieux de Portia peut être exaspérant, il la rend aussi intéressante. Dans une scène, elle envie l’époque où le monde avait plus à offrir et dénonce la sienne :
Vous prenez une photo et vous vous rendez compte que tout le monde a pris exactement la même photo du même endroit, et vous avez juste fait du contenu redondant pour ce stupide Instagram. Et vous ne pouvez même plus vous perdre parce que vous pouvez vous retrouver sur Google maps.
Ces constatations peuvent évoquer la lutte et le désir d’authenticité de la génération Z. Le parcours de Portia reflète l’expérience de cette génération. Le personnage, d’abord à la dérive, reçoit un appel qui la pousse à prendre sa vie en main.

Chacun vit sa vingtaine et sa trentaine à sa façon. Certains économisent pour contracter un prêt hypothécaire quand d’autres se démènent pour payer leur loyer. Certains passent tout leur temps sur les applications de rencontres quand d’autres essaient de comprendre comment élever un enfant. Notre série sur les 25-35 ans aborde vos défis et enjeux de tous les jours.
Si, comme Portia, vous avez du mal à répondre aux attentes de votre patron en matière de travail, il peut être utile de comprendre comment les générations précédentes ont repensé le management et comment vous pouvez vous épanouir sur votre lieu de travail.
La génération la plus active de l’histoire
Les millénariaux sont sans doute les plus grands adeptes de l’histoire de la « hustle culture », que l’on pourrait traduire par culture de « l’agitation », du « burnout » ou encore « productivité toxique » ou « hyper productivité ». Les personnes nées entre 1981 et 1996 sont plus susceptibles d’avoir plusieurs emplois, et nombre d’entre elles en ont deux ou plus. Un millénaire sur trois a l’intention de travailler pour une société basée sur des applications comme Uber ou Lyft, ou de louer sa maison pour gagner un revenu supplémentaire.
Les millénariaux ont grandi avec l’internet, au lendemain de la récession de 2008. Confrontés à un marché de l’emploi précaire et à la stagnation économique, beaucoup ont transformé leurs passions en activités annexes.
Ces activités secondaires vont des cours en ligne au coaching, en passant par les podcasts et l’influence sur les médias sociaux. Pour les millénariaux, ces activités sont considérées comme une source de bonheur, d’employabilité et de développement des compétences.

Les activités secondaires les obligent à être efficaces et plus disciplinés. Ils doivent établir des priorités et rester concentrés. Le temps libre consiste souvent à passer de l’emploi principal à l’activité secondaire, et les week-ends libres sont rares.
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Cependant, pour la génération Z et certains jeunes millénariaux, la perspective d’adhérer à cette culture de l’agitation peut sembler décourageante et épuisante. Ils préféreraient être financièrement stables et réussir sans sacrifier leur santé mentale et leur bien-être.
Les différences générationnelles au travail
Chaque génération laisse sa marque sur le lieu de travail. Les millénariaux en particulier, grâce à leur capacité à traiter l’information de manière beaucoup plus rationnelle et efficace que n’importe quelle génération précédente.
Les millénariaux ont augmenté la productivité sur le lieu de travail et remodelé les tendances en matière de leadership. Ils ont changé le lieu de travail traditionnel en voulant être reconnu, pouvoir dialoguer et avoir plus d’opportunités et de liberté.
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La jeune génération est tout aussi ambitieuse. Elle laisse elle aussi sa marque sur la culture du travail. Près de la moitié des propriétaires de petites entreprises de la génération Z jonglent avec plusieurs emplois secondaires, tandis que 91 % d’entre eux travaillent à des heures non conventionnelles et 81 % pendant leurs vacances. Près de la moitié d’entre eux ont deux emplois ou plus.
Mais tous les jeunes professionnels ne sont pas des propriétaires de petites entreprises ou des adeptes de la culture de l’effervescence. Certains aspirent simplement à plus de liberté et à un plus grand espace pour soi.
De nombreuses personnes dans la vingtaine et la trentaine se débarrassent de la carrière classique du 9 à 5. Pour elles, le succès ne se mesure pas seulement en dollars, mais aussi en termes de bonheur et d’épanouissement.

Équilibre entre vie professionnelle et personnelle
En tant que jeune sur le lieu de travail, vous risquez de vous heurter à votre patron plus âgé. Les patrons plus âgés considèrent souvent que les candidats ayant plusieurs emplois manquent d’engagement, bien qu’ils aient eux-mêmes fait la même chose.
Pour combler le fossé entre les générations sur le lieu de travail, il faut une communication ouverte et une compréhension mutuelle. Voici quelques conseils pour réussir :
Soyez conscient de votre bien-être mental. Un patron plus âgé peut exercer une pression incessante sur vous pour obtenir des résultats et une plus grande productivité, souvent à votre détriment et au sien. Si vous n’y prêtez pas attention, vous vous retrouverez bientôt stressé, épuisé et vous vous sentirez probablement inadéquat.
Définissez vos priorités. Fixez des limites claires entre votre travail et votre vie personnelle. Hiérarchisez les tâches en fonction de leur importance et de leur impact. Fixez des horaires de travail et consacrez du temps à vous-mêmes, à votre famille et à vos loisirs. Ne vous mettez pas votre patron à dos en refusant directement du travail, mais expliquez-lui de manière réfléchie vos limites.
Soyez objectivement productif. N’oubliez pas que le temps passé à travailler n’est pas toujours synonyme de productivité. Le fait de travailler trop dans un deuxième ou un troisième emploi aura un impact négatif sur vos performances au travail. Vous devez vous mesurer et vous évaluer en permanence pour prouver votre engagement, être capable d’innover et être productif dans votre emploi principal.
Reconnaissez que tous les lieux de travail ne sont pas idéaux pour vous. Au lieu de vous préoccuper de gravir les échelons, recherchez un lieu de travail qui reconnaît et favorise le bien-être de ses employés. Il peut s’agir d’un emploi offrant une certaine flexibilité ou d’un travail à distance. L’esprit de collaboration, le travail d’équipe et la diversité des tâches sont aussi à considérer.
Une hiérarchie imposée du haut vers le bas n’est peut-être pas le meilleur environnement de travail pour tout le monde. Si votre lieu de travail actuel ne correspond pas à vos valeurs et à vos besoins, envisagez d’explorer d’autres possibilités ou même de créer votre propre entreprise.
